Les peintures de Corine Sylvia Congiu sont autant de fleurs de peau.

Vibrations de chair bleue, blanc d'hyménée, traits convulsifs du pouls : autant de paysages de soi dans la rencontre de l'autre,
du fantasme de l'horizon jamais atteint qui se déchire, se dévoile pour se perdre encore une fois dans la résurgence opaque de l'inconscient (bleu).
On aime y voir se raconter une histoire, s'édifier une narration entre les différentes vues du même intérieur.
Un entrelacement de calme et de sauvagerie.
Mais ce n'est pas tout à fait le cas. C'est à chaque fois une seule et même tentative de dire la déchirure profonde de l'être
au sein même du sexe et de la maternité.

 Florence Merceille, le 08 01 08

 
Polyptyque acrylique 12 x 20cm sur 20 cm - 1986